Dans la presse spécialisée on peut
lire : "D'ici 2030, on ne parlera plus depuis
bien longtemps de bâtiment intelligent (ils
le seront naturellement) et ils s'adapteront automatiquement
à leurs utilisateurs. Les capteurs intelligents,
pièces maîtresses omniprésentes,
analyseront les comportements, les habitudes des utilisateurs
et adapteront l'environnement (traitement de l'air,
chauffage, sécurité, luminosité..).
Les chaudières et autres convecteurs auront
disparu des logements et des bureaux.
En
2030, l'enveloppe du bâtiment dégagera les besoins
calorifiques nécessaires, et la réversibilité
sera omniprésente. La gestion électrique des équipements
(appareils ménagers par exemple) sera intelligente et optimisera
les besoins en énergie de chaque appareil en appelant à
la puissance nécessaire et délestant si besoin. (…)"
Ces déclarations ont le mérite de nous faire réfléchir
sur ce que doit être et peut être le bâtiment
intelligent à court terme. Cela serait simplifier que de
faire des amalgames rapides autour de ce terme qui regroupe différents
aspects : la gestion du bâtiment, la sécurité,
les questions d'énergie dans un développement durable,
l'urbanisation, le transport du domicile à l'entreprise,
le multimédia, etc. Un bâtiment ne se construit pas
et ne s'équipe pas pour 10 ans, il lui faut un horizon de
30 ans si ce n'est plus. C'est pourquoi la question de la pérennité
des équipements, des standards, des normes, etc. se pose
de manière cruciale et sera une question centrale dans notre
atelier.
Cette journée du 23 octobre 2007, organisée par l'Institut
Carnot1 LSI (Logiciels et Systèmes Intelligents), le CNRS
et Rhône-Alpes Numérique a fait le point sur les technologies
disponibles et les normes dans le bâtiment du tertiaire pour
la gestion de l'environnement et de l'énergie, et s'est projetée
à travers les usages et l'ergonomie sur les problèmes
immédiats liés aux services, aux matériels
et à leur distribution, installation, etc. chez les constructeurs.